Le concept qui sous-tend la croyance en une divinité est mis en opposition avec une analyse pseudo-scientifique de la création de la vie et de la matière. Il a existé, à diverses époques, des groupes d’individus intelligents mais ignorants qui ont manipulé, sur le plan intellectuel, les éléments dont ils disposaient, dans le but de déterminer de manière définitive le pourquoi et le comment de l’origine de la matière. Les arguments avancés par ces personnes peuvent convaincre ceux qui se contentent de limiter leurs investigations à ce qui est visible, ou presque. Ils parviennent à formuler des hypothèses au moyen d’une méthode déductive entachée d’erreurs, liées à des limitations et à des malentendus.
Il est impossible d’observer l’ensemble de la création au moyen d’un télescope ou d’un microscope. Il n’existe aucun instrument capable de quantifier l’immensité de la création dans toutes ses formes de manifestation. Ceux qui choisissent d’ignorer ce qu’ils ne peuvent ni voir, ni toucher, ni mesurer resteront à jamais confinés à une conception erronée de la création. Néanmoins, leurs méthodes d’investigation sont, dans leur principe, valides ; avec le temps, elles les conduiront — ou conduiront d’autres personnes — à reconnaître que la matière et la vie existent au-delà de ce qu’il est possible de quantifier.
Dans une véritable exploration du royaume de Dieu — car la puissance de Dieu existe bel et bien —, l’être humain dispose de tout le nécessaire pour percevoir, quantifier et comprendre les véritables limites de la création. Il est doté d’un cerveau, d’une pensée et d’une âme. S’ils sont utilisés correctement, ces trois instruments peuvent ouvrir toutes les portes, donnant accès aux moindres recoins de la création. Apprendre à manier ces outils est plus ardu encore que d’apprendre à utiliser les instruments scientifiques les plus complexes, car la clé de toute quête de vérité réside dans le renoncement à soi-même.
Dès sa naissance, l’être humain est conditionné par une société axée sur l’accumulation ; il en vient à mesurer le progrès à l’aune des biens, des titres et des richesses qu’il amasse, autant d’éléments perçus comme des indicateurs de sa stature. Le système éducatif privilégie le développement de l’intellect et récompense ceux qui y excellent. Ainsi, l’homme s’éloigne, avec une ardeur croissante, de la vérité et de la réalité. Un processus d’inversion est indispensable avant qu’une véritable exploration de la vie puisse commencer. Il convient de considérer les possessions matérielles comme de simples commodités, et non comme des récompenses pour une réussite quelconque. De même, les diplômes universitaires et la reconnaissance des capacités intellectuelles ne doivent être perçus que comme des distinctions vaines, propres à une existence illusoire.
Il faut redevenir comme un enfant pour entrer dans le royaume des Cieux. Pensez-vous que Dieu prendrait un quelconque plaisir tordu à dissimuler Son univers à l’être humain ? Il a créé l’homme, et l’a doté de tout ce qu’il faut pour appréhender tout ce qui est. Une fois compris que rien — sur le plan matériel — n’est réellement nécessaire, on peut alors s’interroger sur la direction à prendre pour ouvrir les portes des mystères. On peut toujours avoir la certitude que, dans toute quête s’apparentant à un voyage de découverte au sein du royaume de Dieu, les réponses aux questions posées et les solutions aux problèmes rencontrés sont déjà à portée de main. Les outils nécessaires pour mettre ces réponses au jour sont disponibles ; il suffit donc à celui qui mène cette quête de s’y consacrer pour que tout lui soit révélé.
Le processus à suivre demeure, immuablement, le même : la méditation sur Dieu. Cet acte simple, s’il est accompli avec assiduité, finira par apporter des réponses à toutes les interrogations et à tous les problèmes, à travers les âges. Il convient de garder constamment à l’esprit que l’histoire tout entière, ainsi que tous les mystères du monde, sont accessibles à tout chercheur, dès lors que le développement d’une foi empreinte de simplicité le permet. Apprenons donc à envisager la vie depuis le niveau où nous nous trouvons ; plutôt que de consacrer notre temps et nos efforts à des quêtes intellectuelles qui, en fin de compte, s’avéreront vaines, employons notre énergie à déployer les puissances divines qui sommeillent en nous. Alors, les merveilles du monde se révéleront dans toute leur splendeur.
Chaque événement, au sein de l’infinie complexité des transformations et de l’organisation du monde matériel, a son moment et son lieu. Ceux qui aspirent à comprendre chaque facette de l’existence feraient bien de concevoir leur parcours à l’image d’un voyage en terre inconnue. Le voyageur doit se préparer au mieux, en planifiant chaque étape et en s’assurant de disposer de l’équipement et des informations nécessaires à la réussite de son entreprise. Si la préparation est insuffisante, le succès n’est nullement garanti ; le périple deviendra périlleux et risque de mener à l’échec.
Il incombe à chaque voyageur de se préparer et de s’assurer, avant même de se mettre en route, qu’il possède tout ce qui est requis pour réussir.
Tout ce qui est négligé, tout ce qui est laissé au hasard, compromet la mission. Le voyageur ne doit compter sur personne d’autre pour l’aider ou le soutenir. Il peut certes cheminer au sein d’un groupe, mais il accomplit le voyage par ses propres moyens et ses propres efforts. Personne ne le portera s’il vient à trébucher ; les autres seront, eux aussi, occupés à leur propre progression.
Le conseil donné à tout disciple de Dieu est de veiller à une préparation minutieuse sur tous les plans ; ainsi, le voyage ne connaîtra pas l’échec.
Il appartient au disciple de découvrir ce dont il a besoin pour son périple. En essence, l’être humain est déjà complet pour son voyage vers le Créateur ; toutefois, comme la personnalité tend à obscurcir la lumière de la pureté et de la simplicité, il est nécessaire d’étudier ses différentes facettes, en examinant ses forces comme ses faiblesses. Les défauts de la personnalité doivent être mis en lumière et examinés ; des mesures doivent être prises pour les corriger, car, à un moment donné, ils constitueront des obstacles à la progression. Le processus de correction d’un défaut de la personnalité consiste simplement à identifier ce défaut et à adresser une prière à Dieu pour qu’il soit rectifié. Par la suite, chaque fois que ce défaut se manifeste dans la vie quotidienne, il convient d’en prendre conscience, de le noter, puis de le mettre de côté. À terme, le défaut finira par disparaître, faute d’être alimenté par la personnalité.
Il est important que le disciple ne s’identifie pas à l’émotion défectueuse en question. Celle-ci ne fait pas partie de l’âme et, en tant que telle, n’a aucune valeur. Il convient d’observer cette manifestation, puis de la mettre de côté, laissant ainsi l’âme et la pensée parfaitement sereins. Peu à peu, les imperfections se dissiperont, laissant l’âme éclatante, pure et entière, libérée de toute lacune ou entrave. C’est alors que le voyage peut commencer. On remarquera toutefois qu’à mesure que les défauts de la personnalité disparaissent, le terme du voyage approche. En réalité, l’aspirant ne parcourt aucun chemin ; le sentier et le but ne font qu’un. La personnalité, avec ses émotions, obscurcit à la fois le chemin et le but. Le but attend ceux qui sauront se défaire des souillures que sont la vaine fierté, l’ego et le doute.
L’examen quotidien, durant la méditation, des facettes de sa personnalité permettra de déceler, avec rapidité et justesse, celles qui ne sont pas en harmonie avec la voie de la perfection, et facilitera leur élimination progressive. Les joies d’une vision élargie récompenseront celui qui parvient à maîtriser ses émotions ; quant à celui qui atteint une réussite véritable, il verra sa vie accompagnée de santé et de bonheur.
En tenant compte des divers facteurs liés à ce voyage de découverte au cœur des mystères de la vie, on est conduit à conclure que la matière, le temps et l’espace sont interdépendants et s’interpénètrent. Si tel est le cas, il devient alors concevable d’explorer des domaines situés au-delà du « ici et maintenant ». Pour que cela devienne une réalité concrète, il ne suffit pas que ce principe soit vrai ; il doit également être admis par ceux qui souhaitent mener de telles explorations, et ces derniers doivent acquérir les connaissances nécessaires quant aux procédures à suivre. Pour mener une véritable investigation du passé, du présent et de l’avenir, il est indispensable de pouvoir transcender les limites du temps et de l’espace, permettant ainsi une forme de contact « surhumain » qui, au besoin, peut s’étendre simultanément dans plusieurs directions. Ainsi, si nous admettons que les lois de la physique, dans ces domaines, ne suffisent pas à cerner toute la réalité, nous commençons à ouvrir des portes vers des réalités nouvelles et singulières, qui ne sont plus assujetties aux mêmes contraintes que celles que nous connaissions jusqu’alors. Car, en vérité, l’être humain possède une nature divine — s’il en prend conscience — et le royaume de Dieu lui est offert, à explorer librement et sans limites, dès lors qu’il accepte Dieu comme son Père et qu’il laisse Dieu, plutôt que sa propre personnalité, définir l’étendue de ses capacités.
Il serait agréable de pouvoir décrire des techniques, des exercices, des mantras ou des prières permettant d’ouvrir des portes vers des formes d’existence plus vastes ; mais, hélas, il n’en existe pas.
Il n’existe pas non plus de sociétés secrètes, de clubs ou d’organisations qui détiendraient la clé ; et aucune pierre, aucune couleur, aucun parfum ni aucune flamme ne saurait ouvrir cette porte. Le chemin menant à cette liberté retrouvée est, de tout temps et pour chacun, en tout aspect de l’existence, immuablement le même. La clé, c’est la croissance spirituelle. Seule l’observance des préceptes présentés dans cet ouvrage — des préceptes répétés au fil des siècles par tous les prophètes et qui demeurent immuables — permet d’aplanir la voie.
Tous les êtres humains, qu’ils soient incarnés ou désincarnés, ont une égale possibilité de suivre ce chemin ; et, pour ceux qui acceptent de le faire, une paix et un bonheur qui dépassent toute compréhension les attendent. Pour ceux qui ne sont pas disposés à fournir cet effort, la porte restera close, car elle ne saurait être ouverte par la seule volonté humaine. Telle est la nature divine de l’homme : il peut — et doit — laisser la Divinité rayonner à travers lui, libérant ainsi toutes ses facultés latentes et refoulées, et lui permettant de réaliser son plein potentiel en tant qu’être créé à l’image de Dieu. Il incombe donc au chercheur sincère de poursuivre, avec ferveur et dans la paix, le chemin qui mène à Dieu, en attendant ce grand jour où la puissance divine commencera à rayonner depuis son âme, imprégnant ses corps physique et spirituel d’une force qui n’est autre que l’Esprit illimité de Dieu. Alors, l’aspirant pourra s’élever jusqu’à ne faire plus qu’un avec le Maître.
Il convient de comprendre que la vie, la matière et la spiritualité ne sont pas des concepts pouvant être entièrement quantifiés par le seul recours à l’intellect. La difficulté réside dans le fait que la matière — pour prendre cet exemple — est une substance multidimensionnelle qui s’étend au-delà des limites purement physiques, atteignant des domaines accessibles uniquement à ceux qui possèdent une vision élargie. Par conséquent, pour obtenir une compréhension aussi complète que possible, il serait nécessaire d’intégrer, dans toute analyse de la matière, des données issues de sphères bien plus vastes que le seul champ terrestre.
À l’inverse, une personne dotée d’une vision élargie serait, par définition, en mesure de formuler des observations logiques et pertinentes sur la matière à travers divers plans d’existence ; ces observations engloberaient non seulement les caractéristiques classiques — masse, taille, forme et quantité — mais aussi des éléments liés à la croissance, au ressenti et au potentiel. Il peut sembler irréaliste, par exemple, de considérer un morceau de bois comme un organisme vivant ; pourtant, c’est précisément ce qu’il est. Même après avoir été coupé d’un arbre vivant, séché et préparé pour un usage donné, il conserve un potentiel d’émotion et de développement.
Il serait difficile pour quiconque n’est pas en mesure de se mettre à l’unisson de la connaissance cosmique de saisir de tels facteurs ; en revanche, pour ceux qui possèdent cette faculté, il est évident que toute matière rayonne de vie sur plusieurs plans, et que le terme « mort » n’y a absolument aucun sens. Un exercice visant à développer la capacité d’élargir sa conscience pourrait consister à prendre un objet inanimé, à le tenir dans sa main et à tenter de le contempler : il devient alors possible d’entrer en résonance avec sa vibration sur des plans d’existence supérieurs, témoignant ainsi des prémices d’une conscience élargie.
Les concepts et les questions d’importance liés à la formation d’opinions sur les plans spirituels ne peuvent être résolus que par ceux qui possèdent une expérience directe de ces plans. Toute autre approche relève de la simple conjecture et ne saurait être confondue avec des faits. Par conséquent, il est nécessaire pour tout étudiant de l’occulte — terme que nous pouvons employer pour désigner les mystères cachés, sans pour autant y associer une quelconque connotation maléfique — de se familiariser avec les plans d’existence qui conditionnent son évolution, immédiate comme future. Cette connaissance lui permettra de saisir les lois régissant ces plans, en vue de maîtriser les techniques nécessaires à la manipulation de la matière et de la forme ; cela, dans le but de servir autrui, de glorifier Dieu et de favoriser l’ascension de l’énergie spirituelle, pour le bien de l’humanité tout entière. Ces techniques sont sans intérêt pour quiconque n’est pas en mesure d’accéder aux sphères correspondantes ; il serait donc imprudent, insensé, voire dangereux, pour un novice de s’y essayer. Ceux qui ont atteint un degré de développement suffisant peuvent, quant à eux, commencer à explorer ces nouveaux territoires et à mettre en pratique les techniques propres à ces plans. On peut alors s’attendre à des résultats qui seront source d’une grande joie, tant pour l’expérimentateur que pour ceux qui sont moins éclairés.
Nous exposons maintenant, de manière imagée, les techniques que doit suivre l’étudiant désireux d’agir au sein de ce que l’on appelle le corps astral. Ce corps, à l’instar de toutes les structures plus permanentes ou durables que l’enveloppe physique, est constitué d’une matière beaucoup plus subtile que celle que l’on trouve sur le plan terrestre ; il n’est pas contraint, par sa forme, de suivre les contours de l’enveloppe terrestre, c’est-à-dire le corps humain. Il présente une forme globalement ovoïde, mais peut modifier son apparence en fonction des pensées, des sentiments et des désirs qui traversent le cœur et la pensée de l’individu. Il rayonne de couleurs aux nuances variées et d’une pureté relative. Il peut briller d’un éclat et d’une beauté remarquables chez une âme pure, tandis qu’il peut, chez un être malveillant, voir son intensité et sa forme se réduire jusqu’à prendre une allure et une teinte lugubres.
Ce corps astral est tout aussi réel que la forme physique — voire davantage — et il survivra bien plus longtemps à l’enveloppe humaine. Tous les objets et entités vivants possèdent une forme astrale ; et, puisque tout est vivant dans une certaine mesure, il en découle que toute chose — même un grain de sable — possède une forme astrale. Il s’ensuit également que la capacité de cette forme astrale à se manifester dépend du degré de développement spirituel ; ainsi, la forme astrale entourant un grain de sable est d’une intensité moindre que celle qui entoure une âme avancée. Cela ne signifie pas pour autant qu’un grain de sable soit « inférieur » à un être humain. Tous ont leur place dans le royaume de Dieu et, aux yeux de Dieu, tous sont égaux.
Cependant, l’être humain est, par nature, la plus évoluée des créatures de Dieu sur Terre ; on peut donc s’attendre à ce qu’il dégage, dans le monde astral, un rayonnement bien plus intense que ne le ferait un grain de sable. Ainsi, lorsqu’un individu parvient à transférer sa conscience active dans son véhicule astral, il a l’impression de flotter dans l’espace. Il se trouve, en réalité, dans un environnement où il est entouré par les formes astrales de toutes choses. Si un objet émet peu de lumière, il semble presque inexistant ; d’où cette expérience déconcertante : l’absence de matière solide — telle que le sol, les arbres, les maisons, etc. — à laquelle se référer. Bien entendu, il n’a besoin de rien de tout cela. La gravité n’existe pas. La température n’a aucune incidence. Il ne mange pas.
Il ne dort pas. Il n’a nul besoin d’un abri contre les intempéries. Il est un corps de lumière évoluant dans un monde de lumière ; c’est là son véritable état, sa véritable demeure.
Beaucoup, cependant, ne parviennent pas à accepter ce concept étrange et éprouvent le besoin de sentir un sol ferme sous leurs pieds. Ils créent donc, par leur imagination, une forme d’existence terrestre, peuplée de maisons, de meubles, d’arbres, de bibliothèques et de tout ce dont ils avaient besoin lorsqu’ils étaient incarnés. Il n’y a rien de mal à cela ; cela leur procure du réconfort et leur permet de s’identifier à la réalité telle qu’ils la perçoivent. Ce n’est pourtant pas la réalité ; c’est l’imagination qui est projetée au premier plan. Avec le temps, ils finiront par comprendre qu’aucun élément matériel n’est nécessaire pour faire l’expérience de la vie dans les plans astraux. Ils laisseront alors leurs possessions se dissiper, pour goûter à la joie de demeurer en Dieu, plutôt que de rester aveuglés par l’illusion.
Il est possible, et même nécessaire, que l’aspirant se familiarise avec la technique permettant d’accéder aux plans astraux. Comme pour tout travail spirituel, les portes demeurent closes tant que l’aspirant n’est pas prêt. Il ne pourra s’élever vers ce monde qu’une fois qu’il aura suffisamment développé son propre véhicule astral pour que celui-ci soit capable de soutenir sa conscience. La technique pour pénétrer dans le plan astral est, en réalité, très simple : en méditant sur Dieu, une énergie est transmise à tous les corps de lumière qui entourent l’individu ; le véhicule astral se trouve alors renforcé, au point de pouvoir accueillir le transfert de la conscience.
De temps à autre, au cours de sa méditation, l’aspirant peut tester si son corps astral est prêt à l’accueillir, en tentant de pénétrer dans ce plan — par exemple, en s’imaginant franchir une porte, ou en utilisant une méthode similaire. Avec l’expérience, il découvrira la technique qui lui convient le mieux. Ce qu’il vivra dans ces plans dépendra de nombreux facteurs. C’est un monde singulier, bien différent du plan terrestre, car il n’y offre aucun point d’appui solide sur lequel fonder des repères de progression. Au début, tout paraîtra donc étrange, et nul ne vivra exactement la même expérience qu’un autre. En vérité, il en va de même sur le plan terrestre, mais cette réalité est occultée par la perception que nous avons du monde matériel, qui semble solide.
Dépourvu de tout ancrage matériel, l’aspirant se retrouvera, au sens propre, comme en pleine mer. Il doit cependant garder à l’esprit, à tout moment, qu’il n’est pas seul et que ses assistants, guides et maîtres spirituels ne sont jamais bien loin. Il peut faire appel à eux pour obtenir de l’aide, et ce, à tout instant. Par ailleurs, l’étudiant est libre de revenir à sa conscience terrestre, s’il le souhaite. Il finira d’ailleurs par le faire automatiquement après un certain temps, car il lui serait impossible de se maintenir à ce niveau plus de quelques minutes. Il convient de souligner à nouveau qu’une telle démarche n’est pas destinée aux personnes dépourvues de bases solides en matière de sensibilité ; elle est, en outre, formellement déconseillée à quiconque a des raisons de douter de sa capacité à évoluer sereinement et efficacement dans le monde terrestre.
La technique décrite ci-dessus présenterait des risques pour toute personne consommant des substances illicites ou de l’alcool, ainsi que pour quiconque a des raisons de soupçonner une schizophrénie ou une pathologie s’accompagnant d’hallucinations. En réalité, une telle personne ne parviendrait absolument pas au résultat escompté. Le monde astral n’est accessible qu’à ceux qui en ont acquis le droit par leur développement spirituel. Toute autre personne ne ferait que s’illusionner ; pour celles appartenant aux catégories susmentionnées, une telle expérience pourrait entraîner des atteintes à leur psychisme et aboutir à un résultat tout à fait néfaste.
Certaines personnes sont capables de développer une forme de projection astrale leur permettant de détacher leur conscience de leur corps et de la projeter, volontairement ou involontairement, à distance, tout en restant fermement ancrées dans le plan terrestre. Ce phénomène est induit par une forme astrale étroitement liée au corps ; cette forme peut s’en dissocier et se déplacer librement, tout en conservant la conscience de l’individu. Bien que tout à fait normal, ce phénomène demeure rare et constitue une technique utile pour explorer le monde astral inférieur. Il ne permet cependant pas d’accéder aux véritables royaumes astraux de lumière.
Le monde astral inférieur est étroitement lié au monde physique, auquel il est pratiquement identique. Les formes de tous les objets terrestres y sont visibles ; ces formes astrales peuvent parfois être perçues à l’œil nu. Toutefois, la gravité, la chaleur et d’autres phénomènes analogues n’y ont aucune réalité. Ceux qui sont capables d’accéder à ce plan le confondent souvent avec la Terre elle-même, car il n’existe pratiquement aucune différence.
Pourtant, il n’en est rien. Il s’agit de la plus basse des sphères astrales. Ce plan comporte certains risques, notamment la rencontre avec des formes-pensées astrales inférieures, souvent désagréables ; il serait sans doute préférable de laisser cet espace à ceux qui, par nature et par la volonté divine, sont destinés à l’habiter. L’étudiant devrait plutôt se consacrer à l’exploration des mondes astraux supérieurs, empreints de lumière et de beauté.
(Il s’agit du plan éthérique, vers lequel se dirigent les personnes non préparées qui tentent une projection astrale ; comme indiqué dans l’ouvrage, cela présente des risques. — Bob Sanders.)
Passons donc à la définition de la technique permettant une véritable méditation sur Dieu. Ce n’est qu’ainsi que l’aspirant peut élargir sa conscience et son âme, afin de se libérer des entraves de la Mâyâ. Il existe de nombreuses techniques, décrites par les tenants de diverses philosophies, pour parvenir à la perfection. « Tous les chemins mènent à Rome », dit-on ; nous pouvons donc être assurés que toutes les formes de méditation ouvrent les portes du royaume des Cieux. Certaines techniques incitent l’aspirant à faire abstraction des dons de l’Esprit qui peuvent se manifester à la faveur des progrès accomplis, tandis que d’autres formes de contemplation cherchent à plonger l’aspirant dans les joies de la méditation, au détriment de sa progression.
Il est donc nécessaire que l’étudiant choisisse un parcours de méditation et de contemplation qui, non seulement, ouvrira les portes du Ciel aussi rapidement que cela peut se faire sans risque, mais qui lui permettra également de déployer les dons reçus de Dieu, au profit de ses semblables, souffrants faute d’être en contact avec Dieu. La technique de méditation préconisée suppose donc que l’étudiant se place dans des conditions favorables, en tenant compte des avertissements et des recommandations exposés précédemment.
Une fois ces recommandations dûment prises en compte, il est conseillé à l’étudiant de s’isoler dans une pièce, porte fermée. Au début, il est nécessaire de choisir un lieu à l’écart de toute agitation ou des nuisances causées par le voisinage. Par la suite, l’étudiant sera capable de faire abstraction des bruits extérieurs. Il doit s’installer confortablement, au chaud, et fermer les yeux en toute tranquillité. Après avoir laissé son métabolisme se stabiliser pendant quelques instants, il doit invoquer la bénédiction et la protection de Dieu. Ensuite, il doit concentrer son attention sur un point lumineux imaginaire placé devant lui, en s’efforçant de maintenir ce point immobile dans son imagination, tout en le reconnaissant comme étant la puissance de Dieu — Dieu Lui-même.
Au début, cela peut s’avérer difficile, mais il s’agit d’une technique qu’il faudra, à un moment donné de son existence, parfaitement maîtriser ; mieux vaut donc l’apprendre dès maintenant. Au départ, il convient de maintenir ce point lumineux pendant quelques minutes. À mesure qu’il progresse, l’élève pourra le conserver plus longtemps, sans pour autant se forcer. Lorsqu’il estime avoir suffisamment médité, il peut retirer son attention, adresser une bénédiction à Dieu, puis reprendre le cours de sa vie habituelle. Cet exercice, en apparence simple, apportera à l’élève de grands bienfaits et une réelle progression ; c’est une technique qu’il pourra continuer à utiliser même après avoir quitté ce monde terrestre pour rejoindre sa véritable demeure : le monde spirituel.